

E’clore, c’est aujourd’hui une activité de Médiation par l’Animal qui s’adresse à tout les publics, dans les établissements médico-sociaux, les structures de la petite enfance, les établissements scolaires, les médiathèques, les centres de loisirs, auprès des particuliers ou dans le cadre de projets spécifiques.
Mais au-delà des lieux et des publics, l’intention reste la même :
créer un espace où chacun peut être accueilli tel qu’il est,
expérimenter à son rythme,
découvrir ses ressources,
et parfois… faire éclore un nouveau possible.




Éducatrice spécialisée & intervenante en Médiation par l’Animal
Je suis Anaïs, la fondatrice d’E’clore Médiation Animale.
Depuis toute petite, les animaux et la nature occupent une place particulière dans ma vie. Très jeune, j’ai eu la chance d’évoluer au sein d’une ferme pédagogique qui accueillait également des enfants en situation de handicap.
C’est là que j’ai découvert quelque chose qui allait profondément marquer mon parcours : la capacité des animaux et du monde vivant à créer du lien, à révéler les capacités de chacun et à rendre possibles des expériences partagées, au-delà des différences.
L’inclusion des enfants à travers les animaux, la nature et les expériences partagées m’a particulièrement touchée.
Très tôt, j’ai su que je voulais travailler autour de cette relation entre l’humain, l’animal et le vivant.


À 16 ans, je savais ce qui m’animait, mais je n’avais pas encore la maturité nécessaire pour savoir comment en faire mon métier.
Je me suis d’abord dirigée vers le monde animalier, avec l’envie de mieux comprendre les animaux et leur environnement.
Mais cette première expérience m’a rapidement amenée à questionner certaines pratiques qui ne correspondaient pas à mes valeurs, notamment celles liées au respect et au bien-être de l’animal.
J’ai alors pris un autre chemin.
Je me suis tournée vers le médico-social et j’ai commencé un parcours qui m’a conduite du métier d’Accompagnante Éducative et Sociale, à celui de Monitrice Éducatrice, puis d’Éducatrice Spécialisée.
Au fil des années, j’ai accompagné des personnes aux parcours et aux besoins très différents : enfants et adultes en situation de handicap, personnes avec autisme, petite enfance, protection de l’enfance, addictologie, accompagnements en institution ou en milieu ouvert, visites médiatisées …
Ces expériences ont construit mon regard professionnel, mais elles m’ont surtout appris une chose essentielle : on ne grandit jamais seul dans son métier.
Mon parcours s’est aussi enrichi au fil des rencontres avec les professionnels de terrain et les formateurs qui ont croisé ma route. Certains m’ont transmis des savoirs, d’autres ont fait naître des questionnements, bousculé mes certitudes ou ouvert de nouvelles perspectives. Chacun, à sa manière, a contribué à faire évoluer ma pratique et la professionnelle que je suis aujourd’hui.
Et puis il y a toutes les personnes que j’ai eu la chance d’accompagner.
À leurs côtés, j’ai appris bien au-delà de ce que l’on peut trouver dans les livres ou les formations. J’ai appris à regarder autrement, à écouter davantage, à partir des capacités plutôt que des difficultés, à respecter le rythme de chacun et à reconnaître que chaque personne a quelque chose à transmettre.
Ces rencontres ont été réciproques : j’ai accompagné, mais j’ai aussi été accompagnée dans ma propre construction professionnelle et humaine.
C’est aussi de cette richesse qu’est née E’clore : de toutes ces expériences, de ces rencontres, de ce qui m’a été transmis et de ce que j’ai appris auprès de celles et ceux qui ont jalonné mon parcours.
Aujourd’hui encore, je continue d’apprendre, de questionner ma pratique et de grandir au fil des rencontres.
Pendant toutes ces années dans le médico-social, je n’ai jamais cessé de me former et d’explorer le monde animal et environnemental.
Formations qualifiantes et certifiantes, apprentissages autour des animaux, éducation canine, connaissance du vivant, échanges avec d’autres professionnels…
Mais aussi beaucoup d’apprentissage autodidacte, d’observation, d’expérimentation et de curiosité.
Petit à petit, les deux chemins qui semblaient autrefois séparés ont commencé à se rejoindre.
L’humain d’un côté.
L’animal de l’autre.
Et entre les deux : la relation.








À un moment de mon parcours, j’ai moi-même traversé une période où j’ai eu besoin de ralentir, de retrouver confiance et de me reconnecter à ce qui m’entourait.
Aux animaux.
À la nature.
Au vivant.
Mais aussi à moi-même.
Cette période m’a rappelé quelque chose que j’avais peut-être un peu oublié :
nous avons tous besoin d’un environnement qui nous permette de nous sentir suffisamment en sécurité pour expérimenter, avancer et révéler ce qui est déjà là.
Et sur ce chemin, j’ai eu la chance de croiser une belle âme qui, par sa présence, sa confiance et son regard, a contribué à ouvrir mes possibles.
À me permettre d’envisager autrement ce que je pensais possible pour moi.
À faire émerger des idées, des envies, des parts de moi que je n’osais peut-être pas encore regarder.
Alors, simplement…
Merci.
Merci d’avoir croisé mon chemin.
Merci d’avoir ouvert une porte.
Merci d’avoir, quelque part, contribué à ce que je puisse moi aussi éclore.
C’est dans ce cheminement qu’est née l’idée d’E’clore.
Comme une graine qui trouve les bonnes conditions pour pousser.
Comme une chrysalide qui s’ouvre.
Comme quelque chose qui était déjà présent et qui trouve enfin l’espace nécessaire pour émerger.
E’clore est né de cette envie :
créer un univers où l’humain et l’animal peuvent se rencontrer dans le respect, la bienveillance et l’écoute de chacun.
Et surtout, accompagner les autres à leur tour à éclore.


E’clore, c’est croire aux possibles
Parce que je ne crois pas que l’accompagnement consiste à transformer quelqu’un en quelqu’un d’autre.
Je crois plutôt qu’il s’agit de créer les conditions qui permettent à chacun de révéler ses propres ressources.
Parfois, elles sont déjà bien visibles.
Parfois, elles sont fragiles.
Parfois, elles sont simplement enfouies sous les difficultés, les expériences de vie, les blessures ou le manque de confiance.
Mon rôle n’est pas de faire à la place.
Il est d’accompagner, de proposer, d’encourager, d’adapter et de valoriser.
Faire avec plutôt que faire pour.
Regarder les capacités avant les difficultés.
Avancer au rythme de chacun.
C’est là que prend tout son sens le nom E’clore.
Dans cette lecture en « langue des oiseaux », j’aime entendre dans E’clore plusieurs dimensions :
E comme Être.
Accueillir la personne telle qu’elle est, sans jugement, sans chercher à la faire entrer dans une case.
Clore.
Parfois, il faut pouvoir mettre à distance ce qui enferme : les peurs, les représentations, les étiquettes, certaines expériences ou tout ce qui finit par nous faire croire que nous ne sommes pas capables.
Éclore.
Parce que derrière les difficultés, il y a aussi des capacités, des ressources, du potentiel, de la confiance et des envies qui ne demandent qu’à émerger.
Pour éclore, il faut parfois clore.
Clore un chapitre.
Fermer une porte.
Laisser derrière soi ce qui ne permet plus de grandir.
Non pas pour effacer ce qui a été, mais pour pouvoir ouvrir un espace nouveau, expérimenter, avancer et prendre pleinement sa place.
Comme une graine qui fend son enveloppe.
Comme un bourgeon qui s’ouvre peu à peu.
Comme une chrysalide qui laisse émerger ce qui était déjà là.
Car on n’éclot pas à la place de quelqu’un.
On ne peut pas faire grandir une personne à sa place, ni lui donner confiance à sa place.
En revanche, on peut être là.
Créer un cadre sécurisant.
Offrir une rencontre.
Proposer une expérience.
Encourager un pas.
Valoriser une réussite.
Et parfois, simplement, croire en ses possibles jusqu’à ce qu’elle puisse y croire elle-même.
C’est cette philosophie qui guide aujourd’hui ma pratique.
Et c’est tout le sens d’E’clore Médiation Animale :
créer les conditions pour que chacun puisse éclore, à son rythme, et révéler ce qui était déjà là.








Mes animaux ne sont pas des outils d’intervention.
Ce sont mes partenaires.
Chacun a son propre tempérament, ses préférences, ses compétences, ses limites et son rythme.
Je choisis l’animal en fonction du contexte, de la personne accompagnée et de ses besoins, mais je veille également à ce que l’animal ait envie d’être là.
Son bien-être fait partie intégrante de ma pratique.
Parce que pour moi, une médiation réussie n’est pas seulement celle qui bénéficie à la personne accompagnée. C’est une rencontre où chacun peut être respecté dans ce qu’il est, dans ses besoins, ses limites et son rythme. Parce que le bien-être de la personne, de l’animal et du professionnel est indissociable de la qualité de la relation.


Siret 980 036 883 00018






